Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Accueil - Principes de fonctionnement
CHAUFFAGE URBAIN ET RESEAU DE CHALEUR

Le principe :

Le chauffage urbain consiste à produire de la chaleur en un ou plusieurs sites dédiés (centrales, chaufferies d'appoint), et à la distribuer sous forme d'eau chaude via un réseau de tubes en pleine terre, jusqu'aux sous-stations des abonnés.

L'implantation du réseau de chaleur :

Les coûts de déploiement d'un tel réseau sont importants : Il faut compter jusqu'à 1000 euros par mètre de réseau tiré, et plusieurs dizaines de milliers d'euros par point de livraison installé. Mais le coût de la chaleur produite en centrale est généralement faible, ce qui permet à l'énergie distribuée d'être économique sur le long terme.

Pour ces raisons, les réseaux de chaleur sont déployés dans des zones urbaines denses, où l'énergie consommée dans un périmètre limité peut justifier un raccordement à une source de chaleur centralisée, et les investissements correspondants. Les bâtiments raccordés sont donc le plus souvent des ensembles sociaux, des copropriétés, des équipements publics et certains locaux d'activités...

Schéma de principe interactif du réseau de chaleur de la SEMHACH

carte interactive

Le réseau de chaleur de la SEMHACH :

C'est un réseau d'eau basse température ( < 100°C), totalement optimisé pour la valorisation de la chaleur géothermique. Il contient environ 2000 m³ d'eau adoucie et traitée pour limiter la corrosion interne et la formation de boues.

L'ensemble du réseau représente 80 Km de tube, de 50 à 300 mm de diamètre, supportant une pression nominale de 25 bars, déployés dans 23 Km de tranchées. Selon les secteurs, il est constitué de :

  • tubes en fonte (réseau historique) :
    La fonte est peu sensible à la corrosion, mais elle est cassante, et ne peut être soudée. Les sections de tube sont emboîtées les unes dans les autres. Ce type de tube ne se fabrique plus.

  • tubes en fibre de verre :
    Insensible à la corrosion, économique, leur mise en oeuvre est rapide (légèreté, assemblage par collage). Dotés d'une paroi interne très lisse, leurs pertes de charge sont moindres. La durabilité de la fibre de verre est assez hétérogène selon les types et les conditions d'utilisation.

  • tubes en acier :
    L'acier est plus sensible à la corrosion, mais l'eau du réseau est traitée en conséquence. L'acier est souple et robuste. Les sections de tube sont assemblées par soudure à l'arc.

Chaque section de tube est enrobée de mousse isolante (calorifuge) et d'une coque PVC de protection. Ainsi, en fonctionnement, l'eau chaude du réseau perd moins de 0,2°C par kilomètre de tube.

Se raccorder au réseau de chaleur :

La viabilité du projet de raccordement d'un nouvel abonné repose sur un juste équilibre entre le linéaire de réseau à tirer pour se raccorder au réseau existant et la taille du programme à raccorder. Un programme de quelques dizaines de logements est raccordable s'il est proche du réseau. S'il est plus éloigné, il faudra plusieurs centaines de logements pour amortir l'investissement. Il peut également s'agir d'un équipement public ayant d'importants besoins énergétiques (piscine). Sur le réseau de la SEMHACH, si l'étude technique et économique est concluante, les investissements liés au raccordement sont alors intégralement pris en charge, et amortis sur le long terme.

Par conséquent, l'habitat individuel ou le petit collectif n'est pas adapté à ce type de distribution d'énergie. Il existe pourtant des modes de chauffage alternatifs aux énergies traditionnelles : pompe à chaleur géothermique ou sur nappe, poêle ou chaudière à bois, appoints solaires directs ou indirects, voire maisons passives... Cependant, avant de retenir une telle solution, il faut avant tout veiller au bon entretien de son mode de chauffage, chauffer à une température raisonnable, et étudier les possibilités d'isolation les locaux, souvent plus rentables pour un particulier ou un petit ensemble de logements.

Informations locales

T° extérieure :

Part géothermie :

Puissance réseau :

Équivalent CO2 évité :

lettre d'informations

Info forage Villejuif